Cette nuit je suis rentrée à 2h et demi d'une fête d'anniversaire. J'habite au dernier étage et en arrivant en haut j'ai eu la mauvaise surprise de trouver une femme allongée devant ma porte. Choc, peur, irritation, rejet, pourquoi moi? que faire? comment l'enjamber sans la réveiller...le nombre d'idées idiotes qui nous passent par la tête dans ces moments là est incroyable.
Elle s'est réveillée et s'est tout de suite excusée.Elle ne sentait pas l'alcool. Je lui ai demandé si elle était sans domicile. Elle m'a dit que son mari la battait et elle s'était enfuie de chez elle.Elle attendait le matin pour prendre un train et aller se réfugier chez une amie.
Je lui ai proposé de passer la nuit chez moi. Mais elle ne voulait pas. Je lui ai dit que j'étais très gênée qu'elle dorme par terre sur mon palier, et moi, de l'autre côté de la porte, dans un bon lit. Je lui ai redemandé de rentrer. Mais non. Elle ne voulait pas. Elle voulait juste dormir là, sans déranger . Je ne savais pas du tout quoi faire dans cette situation. J'étais partagée entre l'envie de l'héberger et de lui apporter un peu de réconfort, et en même temps, de respecter sa liberté de dormir là où elle voulait. Je me disais qu'elle avait peut-être juste envie qu'on lui fiche la paix.
Après m'être assurée qu'elle n'avait ni faim ni soif, je lui ai donné un oreiller et une couette, et j'ai refermé la porte.
Je vous assure qu'il est difficile de fermer l'oeil quand vous savez que de l'autre côté, une femme , une sœur, dort à même le sol. Pour moi la solidarité féminine est une priorité.
Ce matin, j'ai retrouvé devant ma porte l'oreiller, et la couette bien pliée, avec , dessus, ce petit mot :
"Bonjour,merci infiniment pour votre gentillesse et compréhension, bonne journée. DL"
Elle s'est réveillée et s'est tout de suite excusée.Elle ne sentait pas l'alcool. Je lui ai demandé si elle était sans domicile. Elle m'a dit que son mari la battait et elle s'était enfuie de chez elle.Elle attendait le matin pour prendre un train et aller se réfugier chez une amie.
Je lui ai proposé de passer la nuit chez moi. Mais elle ne voulait pas. Je lui ai dit que j'étais très gênée qu'elle dorme par terre sur mon palier, et moi, de l'autre côté de la porte, dans un bon lit. Je lui ai redemandé de rentrer. Mais non. Elle ne voulait pas. Elle voulait juste dormir là, sans déranger . Je ne savais pas du tout quoi faire dans cette situation. J'étais partagée entre l'envie de l'héberger et de lui apporter un peu de réconfort, et en même temps, de respecter sa liberté de dormir là où elle voulait. Je me disais qu'elle avait peut-être juste envie qu'on lui fiche la paix.
Après m'être assurée qu'elle n'avait ni faim ni soif, je lui ai donné un oreiller et une couette, et j'ai refermé la porte.
Je vous assure qu'il est difficile de fermer l'oeil quand vous savez que de l'autre côté, une femme , une sœur, dort à même le sol. Pour moi la solidarité féminine est une priorité.
Ce matin, j'ai retrouvé devant ma porte l'oreiller, et la couette bien pliée, avec , dessus, ce petit mot :
"Bonjour,merci infiniment pour votre gentillesse et compréhension, bonne journée. DL"
Et j'ai eu honte de ne pas avoir assez insisté .



















